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Surprescription chez les personnes âgées : vivement un bilan annuel des médicaments

Les interactions médicamenteuses peuvent entraîner des chutes, de la confusion et diverses manifestations souvent attribuées à tort au vieillissement
Image par Getty Images.
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 3 June 2026

La surprescription est un problème de plus en plus fréquent dans la population âgée, d’où la nécessité de procéder régulièrement à des bilans médicamenteux. C’est ce qui ressort de recommandations canadiennes récentes.

Au Canada, environ deux adultes sur trois âgés de 65 ans ou plus . Bien que souvent nécessaires, les schémas médicamenteux complexes peuvent augmenter le risque d’effets indésirables et nuire à la qualité de vie.

³¢â€™ sur laquelle s’appuient ces recommandations – menée conjointement par des équipes de recherche de l’Université ºÚÁÏÍø±¬³Ô¹Ï et de l’Université de Toronto, et mise au point par un groupe d’experts interdisciplinaire – va dans le sens d’une en faveur de l’élaboration d’une stratégie sur le bon usage des médicaments.

« La surprescription est un véritable problème, au Canada comme ailleurs dans le monde. Il n’est pas rare de voir des patients qui prennent 10, 15, voire 20 médicaments », affirme la Dre Emily McDonald, professeure agrégée au Département de médecine de l’Université ºÚÁÏÍø±¬³Ô¹Ï et coautrice principale de l’é³Ù³Ü»å±ð.

Or, les associations médicamenteuses complexes étant rarement étudiées, elles peuvent provoquer des interactions imprévisibles qui entraîneront des chutes, de la confusion, des hémorragies et d’autres effets souvent attribués à tort au vieillissement.

Comme il y a peu de recommandations à l’intention des cliniciens, il faut souvent qu’une complication survienne pour que l’on dresse un bilan des médicaments, précise la médecin.

Mieux vaut prévenir

Dans les nouvelles recommandations, étayées par plus de 100 essais cliniques, on préconise l’établissement d’un bilan médicamenteux annuel chez les personnes de 65 ans ou plus, en particulier celles qui prennent au moins cinq médicaments. ³¢â€™objectif est de repérer les ordonnances inutiles, voire nocives, pour voir s’il est possible de réduire la posologie de certains médicaments ou de les retirer en toute innocuité.

Selon les auteurs, il faudrait également que les administrations publiques fassent le nécessaire pour que ces bilans soient accessibles au plus grand nombre et puissent être effectués par des médecins, des pharmaciens et des infirmières praticiennes.

Et les patients dans tout ça?

Les patients n’ont pas besoin d’attendre que leur professionnel de la santé leur propose de dresser un bilan de leurs médicaments, fait valoir la Dre McDonald. En effet, les personnes âgées polymédicamentées peuvent tout à fait demander qu’on examine leurs médicaments; peuvent orienter les échanges.

« Les patients doivent bien comprendre leurs médicaments et sentir qu’ils ont le droit de demander s’il existe des solutions non médicamenteuses », affirme Emily McDonald, qui dirige le Réseau canadien pour l’usage approprié des médicaments et la déprescription.

Le Réseau a d’ailleurs conçu un permettant aux patients de trouver les services offerts dans leur région.

³¢â€™Ã©³Ù³Ü»å±ð

³¢â€™article « », par Emily McDonald, Nav Persaud, Aine Workentin et coll., a été publié dans Canadian Family Physician.

³¢â€™Ã©laboration des recommandations a été réalisée par le Groupe d’é³Ù³Ü»å±ð canadien sur les soins de santé préventifs (financé par l’Agence de la santé publique du Canada) et le Réseau canadien pour l’usage approprié des médicaments et la déprescription (ReCAD, financé par Santé Canada).

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