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Un nouveau modèle pour mesurer les émissions de gaz à effet de serre liées au gaz naturel

Un modèle novateur calcule les émissions de dioxyde de carbone et de méthane générées lors du transport, de la distribution et de l’expédition par voie maritime
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 9 January 2026

Des chercheuses et chercheurs en génie de l’Université ºÚÁÏÍø±¬³Ô¹Ï ont mis au point un modèle de code source libre qui facilite l’évaluation des émissions de gaz à effet de serre provenant de chaînes d’approvisionnement en gaz naturel aux États-Unis, tout en donnant des résultats plus précis.

L’auteure principale, Sarah Jordaan, professeure agrégée au Département de génie civil de l’Université ºÚÁÏÍø±¬³Ô¹Ï, explique que cette étude, dans Cell Reports Sustainability, propose une solution à un problème de longue date.

« Les chaînes d’approvisionnement du gaz naturel sont complexes et souvent étudiées à l’aide de l’analyse du cycle de vie (ACV), indique-t-elle. En raison de cette complexité, les ACV peuvent être difficiles à élaborer et à effectuer. »

Le nouveau modèle, appelé SLiNG-GHG, calcule les émissions de dioxyde de carbone et de méthane libérées lors du transport, de la distribution et de l’expédition par voie maritime. L’équipe l’a d’abord conçu pour le National Petroleum Council des États-Unis, à la demande de la secrétaire américaine à l’Énergie.

Des émissions de méthane souvent sous-estimées

Le méthane, un puissant gaz à effet de serre, est l’une des principales sources d’incertitude dans les analyses du cycle de vie du gaz naturel.

« Des émissions de méthane surviennent à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement en gaz naturel. Ces fuites sont très incertaines et mal modélisées dans les ACV », précise Sarah Jordaan.

Dans l’étude, les résultats obtenus grâce au modèle SLiNG-GHG se situaient entre 23 % en deçà et 316 % au-dessus des estimations de méthane généralement utilisées dans les ACV, lesquelles reposent sur des données provenant d’un échantillon représentatif d’appareils et ±è³Ü²ú±ô¾±Ã©±ðs dans des inventaires gouvernementaux dits « ascendants ».

« Ces inventaires sous-estiment souvent les émissions par rapport aux mesures directes. Cet écart peut nuire à la crédibilité des marchés et à la confiance du public dans les rapports sur les gaz à effet de serre », ajoute-t-elle.

Pour concevoir le modèle, les chercheuses et chercheurs ont passé en revue plus de 2 200 publications et harmonisé les données provenant des 16 études répondant à des critères de qualité rigoureux. Ils ont ensuite élaboré des équations de bilan matière pour suivre les débits de gaz et estimer les émissions à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement.

« Ce modèle donne aux décideurs, aux organismes de réglementation, aux investisseurs et au grand public les moyens de mieux évaluer les émissions liées aux chaînes d’approvisionnement en gaz naturel », conclut la professeure.

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L’article « », par Sarah Marie Jordaan et coll., a été publié dans Cell Reports Sustainability.

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