şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ

´ˇł¦ł¦±đ˛ő˛őľ±˛úľ±±ôľ±łŮĂ© dans les laboratoires de recherche (version adaptĂ©e pour l’accessibilitĂ©)

şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ

Préambule – Vision pour ce document

Two researchers talking in a lab: the one on the left is a young man in a wheelchair and the one on the right is an woman.

À la suite de discussions entre la conseillère principale en équité, diversité et inclusion de D2R et différents membres du corps professoral ainsi que du personnel de recherche, un constat est devenu clair : il y a un manque important au niveau des orientations sur la manière de rendre les laboratoires de recherche plus accessibles.

Ainsi, Catherine Roy, conseillère en accessibilitĂ© pour l’Équipe d’équitĂ© Ă  l’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ; George Wang, chercheur postdoctoral impliquĂ© dans des initiatives d’accessibilitĂ© Ă  l’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ; Maria Vera Ugalde, professeure agrĂ©gĂ©e au DĂ©partement de biochimie Ă  l’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ; Jade Fabiano, conseillère en mĂ©diation et en enquĂŞtes au Bureau de mĂ©diation et de signalement Ă  l’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ; Bibiana Pulido, directrice gĂ©nĂ©rale du RĂ©seau interuniversitaire quĂ©bĂ©cois pour l’équitĂ©, la diversitĂ© et l’inclusion; et Mariloue Daudier, conseillère principale en Ă©quitĂ©, diversitĂ© et inclusion pour l’initiative D2R Ă  l’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ, ont collaborĂ© Ă  l’élaboration de cette boĂ®te Ă  outils pratique pour les Ă©quipes de recherche portant sur l’accessibilitĂ© dans les laboratoires.

L’un des principaux objectifs de ce document est de diffuser largement — au-delĂ  de l’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ et de D2R — des pratiques exemplaires afin d’outiller les personnes enseignantes et chercheuses, les personnes en formation ainsi que le personnel de recherche pour favoriser des laboratoires accessibles.

Créer un espace accessible nécessite une ouverture sincère, de la flexibilité et une approche axée sur les solutions. Par conséquent, cette boîte à outils pratique ne prétend pas être parfaite ni couvrir tous les scénarios possibles. Nous espérons toutefois que cette contribution aidera de nombreux membres de laboratoires de recherche à faire partie de la solution, en étant mieux informés et outillés pour créer des environnements plus accessibles, équitables et inclusifs.

Pourquoi l’accessibilitĂ© est-elle importante en recherche ?ĚýTwo researchers in a lab, a woman standing on the left and a young man in a wheelchair on the right.

Les environnements de recherche accessibles favorisent la participation, l’innovation et l’excellence. Pourtant, de nombreux espaces de recherche, en particulier les laboratoires humides, continuent de présenter des obstacles pour les personnes chercheuses et les personnes employées en situation de handicap. La capacité d’une personne à se joindre à un groupe de recherche et à y contribuer devrait être déterminée par sa curiosité scientifique et son potentiel. L’accessibilité en recherche est donc essentielle pour réduire ces obstacles et créer des possibilités équitables pour toutes les personnes.

L’accessibilité va au-delà de la conformité et des accommodements. Elle consiste à créer des environnements de recherche où un plus grand nombre de personnes peuvent participer pleinement et contribuer.

De nombreuses améliorations en matière d’accessibilité sont peu coûteuses et peuvent bénéficier à l’ensemble de l’équipe. Une mise en œuvre réussie repose sur une planification proactive, des pratiques flexibles et une communication inclusive.

A photo of a scientific laboratory settings with tools and documents on the desk.Cette boîte à outils propose des orientations pratiques concernant :

  • les considĂ©rations juridiques et les responsabilitĂ©s dans les laboratoires de recherche ;
  • l’accueil des membres de l’équipe de recherche en situation de handicap ;
  • le soutien aux mesures d’accommodement dans les environnements de recherche (y compris la recherche de financement institutionnel pour faciliter leur mise en place) ;
  • l’amĂ©lioration de l’accessibilitĂ© dans les laboratoires humides.

L’accessibilité est une responsabilité collective. Cette boîte à outils s’adresse à toute personne travaillant dans un laboratoire de recherche, y compris les chercheuses principales et chercheurs principaux, les cochercheuses et cochercheurs, le personnel de recherche ainsi que les personnes en formation.

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Favoriser l’accessibilité consiste à créer des communautés, des milieux de travail et des services sans obstacles pour toutes les personnes. Pour assurer l’inclusion intentionnelle des personnes en situation de handicap dans les laboratoires de recherche, voici quelques définitions de base.

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L’accessibilité signifie permettre aux personnes en situation de handicap de vivre de façon indépendante et de participer pleinement à tous les aspects de la vie, en ayant accès à toutes les dimensions de la société sur la base de l’égalité avec les autres et d’équité.
(Source : adaptĂ© de la )ĚýA signage showing the words "Accessible Entrance"

Obstacle
Un obstacle désigne tout élément — notamment celui qui est de nature physique ou architecturale, qui est relatif à l’information, aux communications, aux comportements ou à la technologie ou qui est le résultat d’une politique ou d’une pratique — qui nuit à la participation pleine et égale dans la société des personnes ayant des déficiences notamment physiques, intellectuelles, cognitives, mentales ou sensorielles, des troubles d’apprentissage ou de la communication ou des limitations fonctionnelles.
(Source : )

Handicap
Le handicap désigne toute déficience notamment physique, intellectuelle, cognitive, mentale ou sensorielle, trouble d’apprentissage ou de la communication ou limitation fonctionnelle, de nature permanente, temporaire ou épisodique, manifeste ou non et dont l’interaction avec un obstacle nuit à la participation pleine et égale d’une personne dans la société. 
(Source : )

L’accessibilité comme responsabilité partagée

En tant que chercheuse principale, chercheur principal ou personne supervisant une équipe et cherchant des orientations pour soutenir l’accessibilité dans un laboratoire, il est important de savoir que vous n’êtes pas seul·e dans cette démarche. Les établissements offrent une gamme de services qui peuvent vous appuyer. Vous n’avez pas besoin d’atteindre la perfection. Le fait de commencer par prendre connaissance des stratégies, des ressources et des outils présentés dans ce document fait déjà de vous une personne qui contribue à la solution

"Les équipes de recherche sont encouragées à contacter rapidement les ressources institutionnelles disponibles dès que des questions ou des préoccupations liées à l’accessibilité surviennent."

Les services institutionnels disponibles incluent :

  • Contacts principaux pour les Ă©tudiantes et Ă©tudiants de premier cycle et des cycles supĂ©rieurs :
  • Contacts principaux pour les personnes stagiaires postdoctorales et les personnes employĂ©es :
  • Autres resources :
    • Services de sĂ©curitĂ© des laboratoires
    • Services d’évaluation ergonomique
    • Programmes de financement pour les accommodements ou les Ă©quipements adaptĂ©s (exemple Ă  şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ : le Fonds central d’accommodement)

Considérations juridiques et responsabilité dans les laboratoires de recherche

Afin d’aider à guider les discussions sur le handicap, les diagnostics, les accommodements et la discrimination, voici une brève présentation des principales considérations juridiques qui devraient être partagées avec tous les membres de l’équipe de recherche.

A close up picture of a dictionary showing the word "Disclosure"Divulgation

La décision de divulguer des informations relatives à un diagnostic appartient à la personne en situation de handicap. Toutefois, la divulgation peut contribuer à créer des possibilités d’accommodement afin de rendre l’environnement de recherche plus accessible et inclusif.

  • Pour les membres du personnel :
  • Selon les principes quĂ©bĂ©cois en matière de droits de la personne, les personnes employĂ©es ne sont pas tenues de divulguer un diagnostic. Par consĂ©quent, elles ne doivent pas sentir de pression pour rĂ©vĂ©ler leur handicap si elles ne le souhaitent pas.
  • Les employeurs peuvent demander des renseignements pertinents concernant les limitations fonctionnelles afin d’évaluer les besoins en matière d’accommodement.

Ěý

  • Pour les personnes Ă©tudiantes :
  • Dans le contexte universitaire, les personnes Ă©tudiantes doivent gĂ©nĂ©ralement fournir une documentation appropriĂ©e (souvent incluant un diagnostic) afin d’accĂ©der Ă  des accommodements acadĂ©miques formels par l’intermĂ©diaire des processus institutionnels.
  • Ă€ l’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ, les accommodements reposent sur des limitations fonctionnelles documentĂ©es et appuyĂ©es par des informations mĂ©dicales.

Obligation d’accommodement

En vertu de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, toute personne a droit à l’égalité et à la protection contre la discrimination fondée sur des motifs protégés, y compris le handicap.

L’obligation d’accommodement est une obligation légale qui survient lorsqu’une règle, une politique ou une pratique — qu’elle soit intentionnelle ou non — crée un désavantage lié à un motif protégé.

L’accommodement consiste à :

  • adapter des pratiques, des politiques ou des environnements, ou
  • accorder des exceptions ou des ajustements,

afin de permettre aux personnes d’exercer pleinement leurs droits et de participer sur un pied d’égalité.

L’obligation d’accommodement reconnaît qu’un traitement identique n’est pas toujours équitable et peut nécessiter un traitement différencié afin de prévenir ou de corriger la discrimination. Voir la section « Création d’un laboratoire humide plus accessible » à la fin du document pour des exemples d’accommodements.

Limites de l’accommodement : la notion de « contrainte excessive »ĚýAnother shot of a scientific laboratory settings with tools and different kinds of machines.

L’obligation d’accommodement n’est pas illimitée. Selon les principes québécois en matière de droits de la personne, les accommodements doivent être mis en place jusqu’à la limite de la contrainte excessive.

Un accommodement peut constituer une contrainte excessive lorsqu’il :

  • nuit au bon fonctionnement de l’organisation.
  • entraĂ®ne des risques importants pour la santĂ© ou la sĂ©curitĂ©.
  • porte atteinte aux droits d’autrui.

L’évaluation est contextuelle et doit prendre en compte :

  • les exigences opĂ©rationnelles (y compris la sĂ©curitĂ© dans des environnements Ă  haut risque comme les laboratoires) ;
  • les ressources disponibles et les contraintes organisationnelles ;
  • si des solutions de rechange raisonnables ont Ă©tĂ© envisagĂ©es.

Il incombe à l’organisation de démontrer l’existence d’une contrainte excessive à l’aide de preuves objectives, montrant que l’accommodement proposé imposerait une contrainte excessive, selon les critères établis par les tribunaux.

Exemples de situations pouvant ne pas satisfaire au seuil d’accommodementĚý(Contexte de laboratoire humide – exemples illustratifs)

  • Demandes qui compromettraient les normes de santĂ© et de sĂ©curitĂ© (par exemple, retirer des protocoles de sĂ©curitĂ© essentiels pour la manipulation de matières dangereuses).
  • Demandes qui modifieraient fondamentalement les exigences essentielles d’un cours ou d’un emploi (par exemple, Ă©liminer toute activitĂ© pratique en laboratoire lorsque l’expĂ©rimentation en prĂ©sence est une composante essentielle).
  • Situations oĂą aucune solution de rechange raisonnable n’existe pour respecter les exigences de sĂ©curitĂ© ou rĂ©glementaires malgrĂ© des tentatives d’ajustement.

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Remarque : Chaque situation doit être évaluée individuellement, en tenant compte des solutions de rechange possibles.

Que faire en cas de discrimination ou d’obstacles à l’accommodement ?

Les personnes qui vivent ou observent des situations de discrimination ou des obstacles à l’accommodement sont encouragées à rechercher de l’information, du soutien, ou à effectuer un signalement par les voies institutionnelles appropriées.

Par exemple, Ă  l’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ, le Bureau de mĂ©diation et du signalement offre :

  • des consultations confidentielles, incluant de l’information sur les politiques pertinentes de şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ, les processus et les options disponibles.
  • l’accès Ă  des dĂ©marches informelles et formelles de rĂ©solution (y compris la mĂ©diation et l’enquĂŞte).
  • des rĂ©fĂ©rences vers des services de soutien pertinents.

Saviez-vous que ….

  • Il est possible d’obtenir des conseils sans devoir dĂ©poser une plainte formelle.
  • Une consultation confidentielle ne constitue pas un signalement formel.
  • Des services de soutien sont offerts, qu’un signalement formel soit effectuĂ© ou non.
  • Chaque personne peut choisir de recourir Ă  un processus informel ou formel, selon ses besoins et ses prĂ©fĂ©rences.

Accueil des personnes chercheuses en situation de handicap

Le processus d’accueil (onboarding) peut fortement influencer le sentiment d’être bienvenu·e, soutenu·e et en mesure de réussir. Pour ce faire, les personnes responsables de la supervision en laboratoire peuvent planifier différents éléments afin de favoriser un environnement accessible.

"Pour créer des environnements de recherche réellement valorisants et adaptés de manière intentionelle, il est important d’éviter de formuler des suppositions sur les besoins, les capacités ou les modes de travail privilégiés d’une personne."

Commencer par une communication accessible

Il n’est pas nécessaire d’attendre de connaître des besoins particuliers pour agir. Des pratiques de communication accessibles, mises en place à l’avance, permettent de donner le ton à une inclusion intentionnelle.

Pratiques recommandées :

  • Ajouter une dĂ©claration d’équitĂ© sur le site Web du laboratoire ou dans les offres d’emploi, car il s’agit souvent du premier point de contact avec les personnes candidates. Par exemple :
    « Notre laboratoire accueille toutes les personnes, indépendamment de leur origine nationale, de leur religion, de leur identité de genre, de leur orientation sexuelle ou de leur situation de handicap. »
  • Fournir du matĂ©riel d’accueil (onboarding) dans des formats numĂ©riques accessibles.
    Les formats accessibles permettent à des personnes ayant divers types de handicap d’utiliser les documents, notamment celles qui utilisent des lecteurs d’écran, des logiciels de grossissement, des outils de dictée vocale ou la navigation au clavier. À titre d’exemples, il y a les documents Word structurés, PDF accessibles, vidéos sous-titrées, présentations PowerPoint lisibles, documents bien organisés avec des titres clairs, descriptions d’images et contraste suffisant.
  • PrĂ©senter par Ă©crit les procĂ©dures et attentes importantes (par exemple : livrables, parcours vers une carrière professorale, personnes ressources dans le laboratoire). Des orientations supplĂ©mentaires sur la crĂ©ation de contenu numĂ©rique accessible sont disponibles dans des ressources telles que et l’.
  • Utiliser une communication claire et constante (par exemple : rĂ©unions rĂ©gulières de suivi – style check-ins).
  • Veiller Ă  ce que les protocoles de laboratoire soient faciles d’accès et bien structurĂ©s.
  • Demander Ă  chaque membre de l’équipe si des formes de soutien ou des considĂ©rations d’accessibilitĂ© pourraient faciliter leur rĂ©ussite, dès le dĂ©but et de manière continue.

Two researchers in a lab, a woman on the left and a young man on the right.

Aborder l’accessibilité dès le départ

Les discussions sur l’accessibilité doivent être collaboratives, respectueuses et centrées sur la réduction des obstacles.

"Les personnes chercheuses ne devraient pas se sentir obligées de divulguer plus d’informations que nécessaire. Toutefois, il est possible de créer un climat qui favorise des discussions sur l’accessibilité de manière appropriée."

Les échanges concernant les accommodements devraient avoir lieu dès l’embauche officielle, puis se poursuivre durant le processus d’accueil avec l’appui des services d’accessibilité de l’établissement. Les exemples de bonnes pratiques incluent :

  • Discuter des besoins en matière d’accessibilitĂ© dès le dĂ©but du processus d’accueil
    Exemples :
    • Dans le courriel confirmant le poste de recherche, inclure une phrase du type :
      « Nous nous engageons à favoriser un environnement de recherche inclusif et accessible. Si des mesures d’accommodement ou des considérations liées à l’accessibilité peuvent soutenir votre participation dans ce rôle, nous vous encourageons à en discuter avec nous en tout temps. Nous ferons de notre mieux pour répondre à vos besoins. »
    • Lors de la rencontre d’accueil, mettre en avant votre engagement Ă  assurer des conditions de travail Ă©quitables pour l’ensemble des membres de l’équipe et souligner que vous ĂŞtes ouvert aux demandes liĂ©es Ă  l’accessibilitĂ©. Lorsque les besoins sont connus Ă  l’avance, il peut parfois ĂŞtre possible d’explorer des options budgĂ©taires afin d’adapter l’environnement de recherche lorsque cela est rĂ©alisable. Il est Ă©galement pertinent de prĂ©ciser que, bien qu’il soit souvent utile d’aborder ces besoins le plus tĂ´t possible, vous ĂŞtes conscient ou consciente que les situations peuvent Ă©voluer dans le temps et que des demandes peuvent Ă©merger ultĂ©rieurement. Rassurez les membres de l’équipe quant au fait que vous demeurerez flexible et Ă  l’écoute au besoin.
      • Au-delĂ  de votre engagement personnel en tant que personne responsable du laboratoire, vous ĂŞtes encouragĂ© Ă  orienter vers les ressources institutionnelles pertinentes, comme les services d’accessibilitĂ© destinĂ©s aux personnes Ă©tudiantes de premier cycle et des cycles supĂ©rieurs. Pour les stagiaires postdoctoraux·ales et les personnes associĂ©es Ă  la recherche, une rĂ©fĂ©rence aux ressources humaines est la plus appropriĂ©e pour un accompagnement supplĂ©mentaire.
  • Mettre l’accent sur les besoins fonctionnels plutĂ´t que sur les informations mĂ©dicales
    (la divulgation du handicap doit demeurer volontaire — ).
    Les questions intrusives sur la situation de handicap, y compris les diagnostics, ne doivent pas être posées. Certaines personnes peuvent choisir de ne pas divulguer ces informations, et leur droit à la confidentialité doit être respecté.
    • Saviez-vous que? Selon la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, il n’est pas permis de demander Ă  une personne si elle a un handicap dans le cadre d’un processus d’entrevue.
  • ReconnaĂ®tre que les besoins peuvent Ă©voluer dans le temps. Par exemple, certaines situations de handicap peuvent ĂŞtre Ă©pisodiques, comme des variations liĂ©es Ă  la santĂ© mentale, une pĂ©riode de rĂ©tablissement Ă  la suite d’un accident, ou une condition Ă©volutive.
  • Assurer la confidentialitĂ© et le respect de la vie privĂ©e. Pour se faire, il est important de prĂ©ciser, en tant que personne responsable, que la confidentialitĂ© sera maintenue selon les souhaits de la personne concernĂ©e. Si une personne choisit de divulguer son handicap, vous pouvez lui demander quelles informations elle souhaite partager avec les autres membres du laboratoire et lesquelles elle prĂ©fère garder privĂ©es. Aucune supposition ne doit ĂŞtre faite sans avoir consultĂ© la personne au prĂ©alable.

Young man in a wheelchair using a pipette in a scientific lab.Intégrer de la flexibilité dans les environnements de recherche

Toutes les tâches de recherche n’ont pas besoin d’être réalisées de la même manière ni au même moment.

La flexibilité peut améliorer la productivité. Et réduire les obstacles pour plusieurs membres de l’équipe.

Lorsque possible, intégrez des pratiques de flexibilité telles que :

  • Adapter les horaires (par exemple pour le transport adaptĂ© ou les responsabilitĂ©s familiales).
  • Identifier les tâches pouvant ĂŞtre rĂ©alisĂ©es Ă  distance.
  • Diviser les tâches complexes en Ă©tapes plus simples. Par exemple, vous pouvez utiliser des outils comme ou pour aider Ă  diviser les tâches d’une manière adaptĂ©e (particulièrement utile pour soutenir la neurodiversitĂ©).
  • Fournir des Ă©chĂ©anciers clairs, Ă  l’oral et Ă  l’écrit.
  • Envisager des façons alternatives d’accomplir les tâches tout en maintenant l’intĂ©gritĂ© de la recherche et les normes de sĂ©curitĂ©. Par exemple, une personne Ă©tudiante ayant une limitation motrice pourrait se voir confier des tâches liĂ©es Ă  la gestion des ordinateurs et des programmes, tandis que d’autres membres de l’équipe pourraient assumer des responsabilitĂ©s comme la gestion des dĂ©chets ou la prĂ©paration des solutions.

Favoriser une culture de laboratoire inclusive

Une culture de laboratoire inclusive est essentielle à l’accessibilité. L’inclusion renvoie au fait de se sentir valorisé·e, accueilli·e et respecté·e.

"Les membres d’une équipe de recherche auront plus de facilité à demander du soutien s’ils se sentent dans un espace psychologiquement sécuritaire pour le faire."

Les équipes de recherche doivent assumer un rôle actif dans le soutien à l’inclusion en mettant en œuvre les pratiques suivantes :

  • Encourager une communication respectueuse. Par exemple, veiller Ă  ce que les discussions d’équipe demeurent constructives, laisser Ă  chaque personne le temps de contribuer lors des rĂ©unions, et Ă©viter les commentaires mĂ©prisants ou stigmatisants concernant le handicap, les accommodements ou la santĂ© mentale. Pour soutenir une communication respectueuse, il est possible de consulter des ressources, notamment cette vidĂ©o prĂ©sentant des exemples de microagressions.
  • Éviter les prĂ©somptions concernant les capacitĂ©s ou les compĂ©tences. Par exemple, ne pas supposer qu’une personne chercheuse ne peut pas accomplir certaines tâches en raison d’un handicap visible ou non visible, et privilĂ©gier des discussions collaboratives sur les obstacles plutĂ´t que de prendre des dĂ©cisions Ă  la place de la personne. Les personnes en situation de handicap peuvent demander elles-mĂŞmes de l’aide Ă  la personne responsable du laboratoire ou Ă  leurs collègues lorsqu’elles en ont besoin. Les demandes d’accommodement doivent recevoir des rĂ©ponses de soutien dans des dĂ©lais raisonnables.
  • Normaliser les discussions sur l’accessibilitĂ©. Cela implique un changement de perspective, passant d’une logique de conformitĂ© Ă  une logique d’inclusion. Les conversations sur l’accessibilitĂ© deviennent ainsi une pratique courante plutĂ´t qu’un sujet difficile Ă  aborder.
    Par exemple, les considérations d’accessibilité peuvent être intégrées aux activités quotidiennes : mentionner les mesures d’accessibilité au début d’une réunion (comme le sous-titrage en direct ou la compatibilité avec les lecteurs d’écran), inclure des descriptions visuelles dans les textes alternatifs des communications numériques, ou encore décrire son environnement pour les personnes ayant une limitation visuelle (par exemple, dire son nom avant de parler, décrire sa tenue ou ses actions). Les personnes responsables de la supervision peuvent également demander régulièrement aux membres de l’équipe si des outils, des ajustements ou des pratiques de communication pourraient les soutenir, plutôt que d’attendre que des problèmes surviennent.
  • Soutenir le mentorat et l’apprentissage entre pairs. Par exemple, jumeler les nouveaux membres du laboratoire avec des collègues expĂ©rimentĂ©s, partager des stratĂ©gies informelles pour naviguer les procĂ©dures du laboratoire, assurer une communication Ă©quitable des possibilitĂ©s d’avancement acadĂ©mique et professionnel, et crĂ©er des occasions de rĂ©solution collaborative de problèmes.
  • ConsidĂ©rer l’accessibilitĂ© comme une responsabilitĂ© partagĂ©e. Il est important de reconnaĂ®tre que l’accessibilitĂ© ne relève pas uniquement de la personne qui demande un soutien, mais qu’elle repose sur une collaboration entre les personnes responsables de la supervision, les collègues et les institutions, notamment par la planification, la communication et l’amĂ©nagement des laboratoires.

Note spéciale sur le recrutement des membres du laboratoire en situation de handicap

Avant même le processus d’accueil, il y a l’étape du recrutement, au cours de laquelle les personnes responsables de la recherche et les membres du laboratoire peuvent jouer un rôle important pour créer des opportunités accessibles et accueillantes pour les personnes en situation de handicap.

Les bonnes pratiques incluent :

  • IntĂ©grer une dĂ©claration en matière d’équitĂ©, de diversitĂ© et d’inclusion dans les offres d’emploi et sur le site Web du laboratoire.
    • Exemple de formulation utilisĂ©e Ă  l’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ :
      « L’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ recrute sur la base du mĂ©rite et s’est fermement engagĂ©e Ă  promouvoir et instaurer l’équitĂ© et la diversitĂ© au sein de sa communautĂ©. Nous accueillons favorablement les demandes d’emploi des personnes racisĂ©es et de minoritĂ©s visibles, des femmes, des personnes autochtones, des personnes handicapĂ©es, des minoritĂ©s ethniques, des personnes de toute orientation et identitĂ© sexuelles, ainsi que toute personne possĂ©dant les aptitudes et les connaissances lui permettant de travailler en collaboration avec diverses communautĂ©s. L’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ met en Ĺ“uvre un programme d’équitĂ© en matière d’emploi et invite les membres des groupes visĂ©s Ă  indiquer leur appartenance Ă  ces derniers dans leur dossier de candidature.»
  • Demander s’il y a des besoins particuliers en matière d’accessibilitĂ© Ă  prendre en compte lors des entrevues ou des autres Ă©tapes de recrutement.
    • Exemple de phrase dans les offres d’emploi de şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ : « Les personnes handicapĂ©es qui pourraient avoir besoin d’accommodements Ă  n’importe quelle Ă©tape du processus de candidature sont invitĂ©es Ă  communiquer en toute confidentialitĂ©, accessibilityrequest.hr [at] mcgill.ca (). »

Accommodement des personnes chercheuses et des personnes employées en situation de handicap

L’accommodement est individualisé.

"Rien sur nous sans nous : les mesures d’accommodement devraient être élaborées en collaboration avec la personne concernée, lorsque cela est possible."

Il n’existe pas d’approche unique en matière d’accommodement. Des mesures efficaces dépendent de la personne, de l’environnement de recherche et de la nature du travail. Elles reposent sur des discussions initiales et continues au cours desquelles les personnes expriment leurs besoins.

Les personnes concernées ont souvent une idée précise des mesures d’accommodement qui leur conviennent, notamment celles qu’elles utilisent à domicile ou qu’elles ont reçues dans des milieux de travail antérieurs. Les personnes responsables de la supervision peuvent également proposer des solutions complémentaires en fonction des besoins exprimés, afin de favoriser une inclusion proactive.

Des exemples de mesures d’accommodement possibles incluent des :

  • horaires flexibles (voir les exemples dans la section sur la flexibilitĂ© des environnements de recherche).
  • technologies d’assistance.
  • postes de travail adaptĂ©s.
  • Ă©quipements placĂ©s Ă  une hauteur accessible pour les personnes utilisant un fauteuil roulant (par exemple, dans des congĂ©lateurs ou sur des Ă©tagères plus basses).
  • modes de communication alternatifs.
  • ajustements dans la rĂ©partition des tâches.
  • Ă©quipements ergonomiques (voir plus loin la section sur les laboratoires humides accessibles).

Se concentrer sur les tâches essentielles

L’objectif de l’accommodement est de permettre la participation aux activités de recherche essentielles tout en maintenant la sécurité et l’intégrité scientifique.

Dans certains cas, plusieurs méthodes peuvent permettre d’accomplir une tâche ou d’atteindre un objectif de recherche.

Se concentrer sur les exigences essentielles permet d’identifier des possibilités de flexibilité et d’adaptation.

Exemples de stratĂ©gies d’accommodement :Ěý

Obstacles ou besoins

Stratégies d’accommodement possibles

Fatigue ou douleur chronique

Horaires flexibles, possibilité de travailler en position assise

Sensibilité sensorielle

Réduction du bruit, ajustement de l’éclairage

Dextérité limitée

Outils adaptés ou équipements modifiés

Surcharge cognitive

Procédures écrites, listes de tâches, priorisation claire

Déficience visuelle

Lecteurs d’écran, outils de grossissement, documents numériques accessibles

Maladie chronique

Travail hybride pour les tâches hors laboratoire, rythme flexible

Les stratégies d’accommodement doivent être réévaluées périodiquement, car les besoins et les contextes de recherche peuvent évoluer avec le temps.

Répondre aux demandes d’accommodement

Lorsqu’une demande d’accommodement est formulée :

  • il est important de rĂ©pondre rapidement et avec respect.
  • il faut impliquer la personne concernĂ©e dans l’identification des solutions et Ă©viter les suppositions. Exemple de rĂ©ponse bienveillante :
    « Merci beaucoup de m’avoir informé de votre besoin d’accommodement pour [X]. La participation équitable est importante dans notre laboratoire afin de permettre à toutes les personnes de s’épanouir. Puisque vous êtes la personne la mieux placée pour exprimer vos besoins, n’hésitez pas à me faire part de ce qui pourrait vous soutenir en tout temps. Je ne présumerai pas de vos besoins et vous pouvez vous sentir à l’aise de me contacter quand vous le souhaitez. »
  • il convient de se concentrer sur les obstacles plutĂ´t que sur les limitations.
  • il est recommandĂ© de consulter les ressources institutionnelles au besoin, comme une conseillère ou un conseiller en accessibilitĂ© ou en Ă©quitĂ©, diversitĂ© et inclusion.

Des délais ou des processus peu clairs peuvent créer des obstacles inutiles et entraîner du stress.

Woman in a scientific lab wearing a coat working with a pipette.

Création d’un laboratoire humide plus accessible

Accès physique et aménagement

L’accessibilité doit être prise en compte lors de la planification de nouveaux laboratoires ainsi que lors des rénovations. Toutefois, au-delà de la conception ou de la rénovation accessible, il est possible de jouer un rôle actif pour soutenir une circulation sécuritaire et la participation des personnes ayant des besoins variés en matière de mobilité dans les laboratoires humides.

Ces initiatives en matière d’accessibilité ont des bénéfices durables et universels pour l’ensemble des membres de l’équipe.

Pratiques faciles Ă  mettre en place :

  • Maintenir des passages dĂ©gagĂ©s et sans obstruction (par exemple, Ă©viter d’encombrer les allĂ©es avec des sacs ou des chargeurs de tĂ©lĂ©phone).
  • Offrir suffisamment d’espace pour les aides Ă  la mobilitĂ© (par exemple, s’assurer de l’accessibilitĂ© pour les fauteuils roulants ou marchettes, lorsque cela est possible).
  • Utiliser des postes de travail Ă  hauteur ajustable lorsque possible.
  • Veiller Ă  ce que le matĂ©riel frĂ©quemment utilisĂ© soit facilement accessible.
  • Installer des portes faciles Ă  ouvrir ou automatisĂ©es, lorsque cela est possible.

Certaines amĂ©liorations peuvent nĂ©cessiter des modifications aux infrastructures, comme l’installation d’ouvre-portes automatiques, l’adaptation des salles de bain ou l’amĂ©nagement des espaces de travail. Ă€ l’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ, ces projets peuvent ĂŞtre financĂ©s par le Fonds de projets d’immobilisations pour l’accès universel.

Dans certains cas, les coûts liés à l’accessibilité peuvent également être admissibles dans les demandes de subvention de recherche, selon la nature du projet et les programmes de financement.

Les personnes chercheuses et responsables de la supervision sont encouragées à entamer ces discussions tôt avec les partenaires institutionnels, car ces demandes nécessitent généralement des évaluations, des priorisations et des analyses budgétaires. Les délais peuvent varier selon l’ampleur du projet et les ressources disponibles.

Young man in a wheelchair working in a laboratory on a computer using a mouseÉquipements ergonomiques

Au-delà du soutien offert aux personnes en situation de handicap, les équipements ergonomiques facilitent le travail de l’ensemble des membres du laboratoire. Les accommodements apportent rarement des inconvénients aux autres personnes; ils procurent généralement des bénéfices universels.

Exemples d’équipements ergonomiques (liste non exhaustive)

Manipulation de liquides et pipetage

  • : nĂ©cessitent moins de force que les pipettes manuelles, rĂ©duisant la fatigue du pouce.
  • Pipettes multicanaux : diminuent le nombre de rĂ©pĂ©titions nĂ©cessaires.
  • Pipettes lĂ©gères ou Ă©quilibrĂ©es : rĂ©duisent l’effort de pression.
  • Contenants ou tubes Ă  profil bas : limitent les flexions excessives du poignet et l’élĂ©vation des Ă©paules.

Sièges et postes de travail

  • : avec base Ă  cinq pattes, roulettes, hauteur rĂ©glable, soutien lombaire et rebord avant favorisant la circulation.
  • Bancs ou postes de travail ajustables en hauteur : permettent d’alterner entre positions assise et debout.
  • Tapis antifatigue : rĂ©duisent la pression sur les jambes et le dos en position debout.
  • Repose-pieds ou anneaux repose-pieds : favorisent une posture soutenue aux hauteurs Ă©levĂ©es.

Microscopie et inspection

  • Supports ou tĂŞtes de microscope ajustables : rapprochent l’appareil de l’utilisateur et rĂ©duisent la tension au cou.
  • CamĂ©ras et Ă©crans pour microscope : Ă©liminent l’utilisation des oculaires et favorisent une posture neutre.
  • Supports pour avant-bras : rĂ©duisent la pression au niveau des coudes.

Outils et fournitures

  • Granules thermoplastiques (ex. Thermo-Pellets) : permettent d’adapter et d’épaissir les poignĂ©es.
  • Outils d’ouverture facile : ouvre-bouchons, ouvre-tubes ou entonnoirs facilitant la manipulation.
  • PoignĂ©es rembourrĂ©es ou de grand diamètre : amĂ©liorent le confort.

Sécurité et soutien

  • Chariots de transport : facilitent le dĂ©placement de charges lourdes.
  • Gants fins et flexibles : rĂ©duisent la force nĂ©cessaire pour agripper.

Certaines mesures nécessitent un financement. Il est recommandé de consulter les ressources institutionnelles, comme les ressources humaines, la gestion des invalidités ou le Fonds central d’accommodement. Des discussions dès le départ facilitent la mise en œuvre rapide et efficace.

Young man in a wheelchair in a scientific lab settings.Équipements et outils

Le matériel de laboratoire est souvent conçu pour un nombre limité d’utilisateurs et d’utilisatrices.

"De petits ajustements peuvent améliorer de manière significative les possibilités d’utilisation de manière indépendante."

Pratiques à considérer :

  • DĂ©terminer si les Ă©quipements peuvent ĂŞtre adaptĂ©s ou modifiĂ©s.
  • VĂ©rifier l’accessibilitĂ© des commandes et des affichages.
  • Évaluer si les outils peuvent ĂŞtre utilisĂ©s avec une dextĂ©ritĂ© limitĂ©e.
  • Offrir des alternatives lorsque possible.
  • S’assurer que les interfaces numĂ©riques sont accessibles.

Les Ă©quipes de recherche peuvent solliciter des fonds dĂ©diĂ©s Ă  cet effet. Par exemple, le Fonds central d’accommodement de l’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ vise Ă  faciliter le financement des mesures d’accommodement pour les personnes employĂ©es, dans le respect de la Charte des droits et libertĂ©s de la personne.

Environnement sensoriel

"L’accessibilité sensorielle peut améliorer le confort, la concentration et la sécurité."

Les laboratoires humides peuvent présenter des conditions exigeantes, notamment en matière d’éclairage, de bruit et d’exposition à des substances chimiques.

Les bonnes pratiques en matière d’accessibilité sensorielle incluent lorsque possible :

  • RĂ©duire le bruit de fond inutile.
  • Limiter l’éblouissement et l’éclairage agressif.
  • Utiliser des Ă©tiquettes claires et Ă  fort contraste.
  • Prendre en compte les sensibilitĂ©s aux odeurs ou irritants.
  • AmĂ©nager des zones de travail plus calmes lorsque possible.

Image of a street signage showing the words "Emergency Assembly Point"Sécurité et procédures d’urgence

L’accessibilité et la sécurité doivent être considérées comme des objectifs complémentaires.

Les exigences de sécurité sont essentielles, mais les considérations d’accessibilité méritent une analyse approfondie plutôt que d’être écartées en raison de contraintes perçues. Dans bien des cas, une planification collaborative permet de concilier sécurité et accessibilité.

L’évaluation de la sécurité et des procédures d’urgence inclut :

  • VĂ©rifier que les alarmes d’incendie sont Ă  la fois sonores et visuelles.
  • Assurer l’accessibilitĂ© des Ă©quipements d’urgence.
    • stations de rinçage oculaire, douches de sĂ©curitĂ©, extincteurs et dispositifs d’arrĂŞt d’urgence accessibles Ă  toutes les personnes ;
    • accès dĂ©gagĂ© Ă  ces Ă©quipements ;
    • commandes utilisables avec une force ou une dextĂ©ritĂ© limitĂ©e.
  • Analyser si les procĂ©dures d’évacuation tiennent compte de la diversitĂ© des besoins. Cela peut inclure, par exemple, des voies d’évacuation accessibles, des alertes d’urgence Ă  la fois visuelles et sonores, des points de rassemblement accessibles ainsi que des procĂ©dures claires pour soutenir les personnes qui pourraient avoir besoin d’assistance en situation d’urgence.
  • Offrir des formations en matière de sĂ©curitĂ© sous diffĂ©rents formats. Les Ă©tablissements proposent souvent des formations en sĂ©curitĂ© par l’entremise des services de gestion des installations.
  • Veiller Ă  ce que les consignes d’urgence soient claires et faciles Ă  comprendre. Une communication claire permet de rĂ©duire la confusion et de favoriser des interventions plus rapides et sĂ©curitaires pour l’ensemble des personnes prĂ©sentes dans le laboratoire. Par exemple :
  • utiliser un langage simple et concis dans les consignes d’urgence.
  • offrir l’information sous diffĂ©rents formats (Ă©crit, visuel, verbal et numĂ©rique).
  • utiliser une signalisation claire, des symboles explicites et un contraste Ă©levĂ©.
  • Ă©viter, dans la mesure du possible, un langage trop complexe ou trop technique.
  • s’assurer que les procĂ©dures d’urgence sont faciles Ă  repĂ©rer et Ă  consulter.
  • fournir, lorsque cela est pertinent, des instructions dĂ©taillĂ©es Ă©tape par Ă©tape pour les procĂ©dures critiques.

Plusieurs unités universitaires peuvent soutenir ces démarches, notamment les services de santé et sécurité, la gestion des installations, les ressources humaines et les services d’accessibilité.

La clarté comme mesure d’équité

Des pratiques claires d’organisation et de communication améliorent l’accessibilité pour toutes les personnes au sein du laboratoire.

"Réduire l’incertitude améliore l’accessibilité et l’efficacité."

Les pratiques favorisant une communication claire comprennent :

  • utiliser des systèmes d’étiquetage cohĂ©rents.
  • maintenir des espaces partagĂ©s organisĂ©s et prĂ©visibles.
  • communiquer clairement les attentes et les Ă©chĂ©anciers.
  • offrir des dĂ©monstrations ou des supports visuels lorsque cela est pertinent.
  • fournir des protocoles et des procĂ©dures par Ă©crit.

Les protocoles écrits peuvent favoriser la constance, réduire l’incertitude et améliorer l’accessibilité pour un large éventail de personnes utilisant le laboratoire. Par exemple :

  • fournir des instructions Ă©crites Ă©tape par Ă©tape pour les procĂ©dures courantes en laboratoire.
  • rendre les protocoles accessibles dans des formats numĂ©riques adaptĂ©s.
  • complĂ©ter la formation verbale par des documents de rĂ©fĂ©rence Ă©crits.
  • utiliser des titres clairs, une mise en forme cohĂ©rente et un langage simple lorsque cela est possible.
  • inclure des Ă©lĂ©ments visuels ou des schĂ©mas pour soutenir la comprĂ©hension des procĂ©dures complexes.
  • s’assurer que les versions Ă  jour des protocoles sont faciles Ă  repĂ©rer et Ă  consulter.

Points clés à retenir

  • L’accessibilitĂ© favorise l’excellence inclusive et la participation en recherche.
  • De nombreuses amĂ©liorations en matière d’accessibilitĂ© sont peu coĂ»teuses et bĂ©nĂ©ficient Ă  l’ensemble des Ă©quipes.
  • L’accessibilitĂ© est plus efficace lorsqu’elle est intĂ©grĂ©e de manière proactive.
  • Une communication inclusive et des pratiques flexibles peuvent rĂ©duire de façon significative les obstacles.
  • L’accessibilitĂ© est un processus continu d’apprentissage, d’adaptation et de collaboration.

Graphic representation of a group of people of all gender and age.

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Note au lecteur : les chercheurs figurant sur les photos sont George Wang et la professeure Maria Vera Ugalde | Crédit photo : Roberta Santangelo.

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