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Lauréats 2018

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Professor Erica MoodieErica Moodie

Développer la recherche sur la médecine de précision au Canada

« Je suis reconnaissante et honorée que mon travail ait été reconnu de cette manière. J’ai beaucoup de chance d’avoir une famille incroyablement soutenante et d’excellents mentors. Au-delà du sentiment personnel de gratitude, je pense qu’il est extrêmement important que la discipline de la statistique soit reconnue. »

Erica Moodie est biostatisticienne, professeure agrĂ©gĂ©e de biostatistique au DĂ©partement d’épidĂ©miologie, de biostatistique et de santĂ© au travail, William Dawson Scholar et membre Ă©lue de l’International Statistical Institute. Elle est Ă©galement directrice du programme de deuxième cycle en biostatistique et directrice du şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ Health Statistics Training Network. Elle est aujourd’hui laurĂ©ate du Prix du recteur pour chercheuses et chercheurs Ă©mergents.

Ses recherches portent sur l’adaptation des traitements à des individus ou à des groupes d’individus en fonction de caractéristiques cliniques telles que le sexe, la tension artérielle ou le stade d’un cancer. Cette approche, fondée sur des stratégies de traitement adaptatives, également appelée médecine de précision, vise à administrer le bon traitement à la bonne personne, au bon moment. Particulièrement pertinente pour les patientes et patients atteints de maladies chroniques, dont les traitements doivent évoluer au fil du temps, la professeure Moodie recourt à des méthodes statistiques appliquées à la médecine de précision afin d’optimiser les thérapies chez des patientes et patients souffrant de dépression, de cancer et de diabète. Elle étudie actuellement la manière d’optimiser les traitements immunosuppresseurs chez des patientes et des patients atteints de cancer recevant des greffes de moelle osseuse et de sang.

Pendant des annĂ©es, elle a Ă©tĂ© la seule mĂ©thodologiste statisticienne travaillant sur la mĂ©decine de prĂ©cision au Canada, mais plusieurs chercheuses et chercheurs canadiens Ĺ“uvrent dĂ©sormais dans ce domaine, en partie grâce Ă  ses efforts de formation. La professeure Moodie a maintenu tout au long de sa carrière un programme actif d’enseignement et de mentorat, supervisant plus de 30 Ă©tudiantes et Ă©tudiants, ainsi que plusieurs auxiliaires de recherche et des Ă©tudiantes et Ă©tudiants visiteurs, et elle estime que son goĂ»t pour le mentorat a contribuĂ© Ă  faire progresser sa carrière. Elle attribue son engagement envers le mentorat au soutien remarquable et Ă  l’inspiration reçus de sa famille, composĂ©e de statisticiens et d’un biologiste, Ă  ses mentors de premier cycle Ă  l’UniversitĂ© de Winnipeg et Ă  ses collègues Ă  şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ. Directrice du programme de deuxième cycle en biostatistique depuis 2011, elle a appris Ă  accompagner les Ă©tudiantes et Ă©tudiants, en les aidant Ă  surmonter leurs insĂ©curitĂ©s et Ă  canaliser leur enthousiasme pour la recherche.

« J’aime voir des étudiants se passionner pour un sujet et se passionner pour la curiosité », a expliqué la professeure Moodie.

Développer la capacité en médecine de précision au Canada

Au cours de la dernière décennie, l’intérêt pour la médecine de précision a été considérable, tant en recherche appliquée en santé qu’en méthodes quantitatives. Ayant trouvé sa niche de recherche à l’intersection de ces domaines, Moodie a découvert pour la première fois l’étude statistique de la médecine de précision lorsqu’elle était étudiante aux cycles supérieurs à l’Université de Washington, et elle a été inspirée à travailler dans ce champ après avoir assisté à un séminaire de recherche donné par la professeure Susan Murphy de l’Université du Michigan, aujourd’hui à l’Université Harvard. Moodie demeure enthousiaste à l’égard de ce sujet et transmet cet enthousiasme à ses étudiantes et étudiants.

« J’ai maintenant beaucoup d’étudiants qui travaillent dans ce domaine, et ils semblent eux aussi très enthousiastes », a déclaré la professeure Moodie. « C’est un domaine vraiment agréable, parce qu’on voit le potentiel de tant d’applications différentes, et cela attire vraiment les étudiants. »

L’importance de reconnaître la statistique

En plus du sentiment personnel de gratitude que ressent la professeure Moodie à l’occasion de l’obtention du Prix du recteur pour chercheuses et chercheurs d’exception, elle se réjouit de voir la statistique et la méthodologie reconnues comme un champ de recherche à part entière, et non seulement comme un soutien aux autres disciplines.

« Il est extrêmement important que la discipline de la statistique soit reconnue », a-t-elle affirmé. « La statistique est souvent “en arrière-plan”, alors que le rôle qu’elle joue en épidémiologie, dans les essais cliniques, en biologie et dans d’autres domaines n’est pas seulement un rôle de soutien, mais une composante essentielle. »


Professor Odile Liboiron LadouceurOdile Liboiron-Ladouceur

Ouvrir la voie aux futures expertes et futurs experts de l’industrie informatique

« Recevoir le Prix du recteur pour chercheuses et chercheurs émergents d’exception me donne la confiance que mon approche de la recherche, mes idées, ma philosophie, tout ce que je suis devenue comme chercheuse, est apprécié. Cela me confirme aussi que je vais dans la bonne direction, ce qui me motive à viser plus grand. »

Odile Liboiron-Ladouceur est professeure agrĂ©gĂ©e au DĂ©partement de gĂ©nie Ă©lectrique et informatique, titulaire d’une Chaire de recherche du Canada de niveau 2 et directrice du laboratoire Photonic DataCom de şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ, reconnu pour son excellence.

Ses recherches portent sur l’utilisation des technologies photoniques pour les communications de données au sein des plateformes informatiques et des systèmes de communication. Ces travaux influent sur les performances et l’efficacité énergétique d’applications informatiques modernes telles que la diffusion de médias en direct, l’infonuagique et la rapidité des moteurs de recherche. Les plateformes informatiques peuvent être vastes et nécessitent la connexion de centaines de milliers de serveurs afin de traiter l’information rapidement et efficacement. Les travaux de la professeure Liboiron-Ladouceur améliorent précisément les communications entre ces serveurs, puisque de nombreuses applications utilisées aujourd’hui exigent un traitement de données à grande échelle.

« Imaginez les données comme de l’eau : si vous avez une grande quantité d’eau et que vous tentez de l’évacuer dans un petit tuyau, il faudra beaucoup de temps avant qu’elle ne sorte », explique-t-elle. « C’est la même chose avec les données : pour qu’elles circulent rapidement, il faut augmenter la taille du tuyau. »

À mesure que la capacité des données augmente, les chercheuses et chercheurs doivent trouver des moyens de minimiser la consommation d’énergie. Comment, alors, augmenter la taille du « tuyau » tout en maintenant l’efficacité énergétique ? Au cours de la dernière décennie, les connexions entre serveurs sont passées de connexions électroniques à des connexions par fibre optique, une méthode de transmission d’information d’un point à un autre au moyen d’impulsions lumineuses à travers une fibre optique. Les connexions par fibre optique permettent de faire circuler une grande quantité d’information à grande vitesse tout en maintenant la consommation d’énergie au minimum. La professeure Liboiron-Ladouceur étudie comment développer des dispositifs et des techniques afin d’utiliser efficacement ces connexions optiques à cette fin.

La professeure Liboiron-Ladouceur s’est rapidement imposée comme une innovatrice active et majeure, gagnant progressivement en visibilité et en reconnaissance à l’échelle internationale dans l’industrie informatique. Elle a transformé des conceptions issues de la théorie en prototypes et obtenu des brevets pour plusieurs inventions dans le domaine de l’informatique.

Former les experts de demain

En plus de ses nombreuses réalisations, la professeure Liboiron-Ladouceur a supervisé et formé avec succès 24 étudiant.e.s aux cycles supérieurs, devenus des expert.e.s techniques dans ce champ émergent. Son objectif est d’exposer la prochaine génération d’experts au développement en ingénierie de pointe et de mettre de l’avant la dimension multidisciplinaire de la recherche. Par le mentorat, elle souhaite favoriser l’esprit critique et encourage les étudiantes et étudiants à travailler collectivement.

« Chacun apporte une petite contribution à un effort plus vaste pour faire avancer la science », souligne-t-elle. « Plus nous avançons collectivement, plus je crois que notre champ de recherche peut véritablement progresser au bénéfice de la société. »

L’importance des prix et distinctions pour les jeunes chercheuses et chercheurs

La professeure Liboiron-Ladouceur met en relief l’importance des prix et distinctions pour les chercheuses et chercheurs en début de carrière qui évoluent dans le milieu universitaire. Elle souligne que ces prix et distinctions rassurent les jeunes chercheurs et procurent la satisfaction d’être appréciés pour le travail accompli jusqu’à présent.

« Me tenir aux côtés de la rectrice Fortier pendant que la vice-rectrice Crago résumait mes réalisations devant des milliers de personnes m’a fait énormément plaisir », a-t-elle déclaré. « C’était comme une grande tape sur l’épaule me disant que j’avais bien travaillé et que j’allais dans la bonne direction avec mes recherches. »

Les infrastructures futures du Photonic DataCom Lab

La professeure Liboiron-Ladouceur est actuellement en congĂ© de maternitĂ© après l’arrivĂ©e d’un quatrième enfant dans sa famille. Elle rĂ©flĂ©chit toutefois dĂ©jĂ  Ă  la manière de faire passer son programme de recherche Ă  l’étape suivante Ă  son retour au Photonic DataCom Lab. En tant qu’expĂ©rimentatrice, son objectif est de mettre Ă  jour l’infrastructure de recherche de son laboratoire, qui nĂ©cessite de nouveaux Ă©quipements et des Ă©quipements modernisĂ©s. Ă€ son arrivĂ©e Ă  şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ, elle disposait d’un financement de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), qui a grandement fait progresser ses recherches. Depuis, son laboratoire a lancĂ© de nouveaux projets afin de suivre l’évolution technologique et les besoins actuels.

« Je devrai probablement présenter une demande à la FCI à mon retour de congé de maternité », dit-elle. « J’ai besoin de nouveaux outils pour en faire davantage et suivre les changements au cours des dix prochaines années. »

Une autre initiative future qui motive la professeure Liboiron-Ladouceur consiste à renforcer les liens avec la communauté de recherche montréalaise afin de mieux partager les ressources. Elle espère que ces connexions lui permettront de continuer à apprendre de nouveaux mentors et experts au sein de la communauté.


Professor Derek RuthsDerek Ruths

Franchir les frontières et les disciplines pour la recherche en sciences sociales computationnelles

« ĂŠtre sĂ©lectionnĂ© pour le Prix du recteur pour chercheuses et chercheurs Ă©mergents d’exception est un immense honneur. Il est très stimulant de sentir que la communautĂ© dont je suis fier reconnaĂ®t et valorise le travail exploratoire que je fais. Je considère şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ comme un milieu soutenant pour ce type de recherche, et un prix comme celui-ci ne fait que souligner Ă  quel point şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ l’est. C’est un signal très important pour moi, pour mes collègues et pour la communautĂ© au sens large. »

est professeur agrĂ©gĂ© Ă  l’École d’informatique de la FacultĂ© des sciences. Il a commencĂ© sa carrière Ă  şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ en 2009 comme professeur adjoint en bio-informatique. Peu après, il a fait le saut vers le champ Ă©mergent des sciences sociales computationnelles, oĂą il s’est rapidement Ă©tabli comme l’un des chercheurs de pointe, non seulement au Canada, mais aussi Ă  l’international. Il a fondĂ© le şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ Centre for Social and Cultural Data Science, premier centre de recherche interdisciplinaire de ce type au Canada et l’un des rares au monde. Il est aussi un conseiller scientifique dĂ©vouĂ©, encadrant plus de 30 Ă©tudiants. Il attribue Ă  ses Ă©tudiants, qu’il dĂ©crit comme brillants, la gĂ©nĂ©ration de nouvelles idĂ©es et l’évolution des façons de mener la recherche dans son environnement scientifique.

« J’adore travailler dans ce domaine », déclare le professeur Ruths. « Cela implique d’aller et venir entre différentes perspectives et de les réunir de manière intéressante. »

Les recherches du professeur Ruths visent à développer de nouvelles façons de mesurer et de modéliser le comportement humain en étudiant une vaste gamme d’objets, notamment les plateformes sociales en ligne, les best-sellers du New York Times, des communautés humaines, des partis politiques et des civilisations anciennes. Il mène ces recherches en développant de puissants outils et techniques d’analyse de données pour éclairer la prise de décision. Il mobilise des techniques computationnelles, une combinaison d’apprentissage automatique appliqué, de nouvelles méthodes d’apprentissage automatique et de techniques d’intelligence artificielle, en les articulant à des théories et à des idées issues des sciences sociales et des humanités.

Du passage de la bio-informatique aux sciences sociales computationnelles

Le professeur Ruths aimait travailler en bio-informatique et continue à l’occasion de s’y engager. Son intérêt de longue date pour l’informatique sociale l’a aidé à percevoir la nécessité d’un pont entre les mondes des sciences computationnelles et des sciences sociales.

« Je vois l’université comme un lieu où notre mandat est de repousser des frontières passionnantes et de découvrir quelles sont les possibilités », affirme le professeur Ruths. « Les sciences sociales computationnelles semblaient très ouvertes et représentaient une frontière que j’avais envie d’explorer. »

Il attribue Ă  şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ le fait que ce changement de trajectoire s’est dĂ©roulĂ© de manière harmonieuse. Les dĂ©partements, les facultĂ©s et la communautĂ© mcgilloise dans son ensemble ont soutenu sa dĂ©cision, ce qui a fait une grande diffĂ©rence pour lui.

Franchir les frontières disciplinaires dans ses recherches

Le professeur Ruths est déterminé à mener des recherches en sciences sociales de façon éthique et responsable. Il a donc collaboré avec des chercheuses et chercheurs qui comprennent les systèmes sociaux et qui sont capables de réfléchir de manière critique aux comportements sociaux afin d’explorer les questions de recherche connexes.

« Ă€ şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ, nous avons la chance de compter sur de solides chercheurs dans le domaine des systèmes sociaux, animĂ©s d’intĂ©rĂŞts interdisciplinaires profonds », dit le professeur Ruths. « Cela a Ă©tĂ© crucial pour mon travail. »


*Les profils présentés sur cette page ont été rédigés en 2018.

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