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Lauréats 2023

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Professor Ignacio CofoneIgnacio Cofone

Un spécialiste de calibre mondial du droit de la protection de la vie privée et de l’intelligence artificielle

« L’IA est en train de transformer le monde », affirme le professeur Ignacio Cofone, professeur adjoint et titulaire d’une Chaire de recherche du Canada en droit de l’intelligence artificielle et gouvernance des données à la Faculté de droit. « Mais nous cherchons encore comment favoriser son développement et les retombées économiques qui l’accompagnent, tout en limitant les préjudices qu’elle peut causer aux individus et aux groupes », ajoute-t-il.

Axé sur les atteintes à la vie privée, le travail pionnier de Cofone vise à permettre au public de bénéficier des nouvelles technologies d’IA tout en protégeant ses droits. Selon lui, « l’IA recèle un potentiel immense pour améliorer le bien-être, l’efficacité et la durabilité environnementale ». Elle influence la vie quotidienne des gens dans des domaines aussi cruciaux que la réponse aux pandémies, les soins de santé, la finance, le logement, l’emploi et l’incarcération.

L’écart entre l’innovation en IA et la recherche juridique dans ce domaine se creuse à grande vitesse. « Les avancées de l’IA qui changent la donne font régulièrement les manchettes », explique Cofone. « Le travail à venir consiste à veiller à ce que leurs bénéfices soient distribués équitablement. Nous devons faciliter le développement et l’utilisation de l’IA d’une manière qui profite à tous les groupes de notre société. »

Ignacio Cofone reçoit son Prix du recteur pour chercheuses et chercheurs émergents d’exception des mains du recteur Deep Saini.

Cofone s’emploie à faire évoluer les cadres juridiques et réglementaires qui encadrent les données. Il élabore des cadres de gouvernance des données qui placent les droits de la personne au premier plan. « La prise de décision par l’IA comporte aussi des risques sérieux », dit-il. Elle désavantage de manière disproportionnée les membres de minorités vulnérables. Elle rend aussi plus difficile la détection des biais et l’attribution des responsabilités, puisque les décisions sont opaques. Cofone s’intéresse également à la mise en place de mécanismes de réparation pour les citoyennes et citoyens lésés par l’utilisation abusive de leurs données personnelles.

En 2020, le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada a invité Cofone à rédiger un rapport visant à orienter la réforme la plus importante du droit fédéral de la protection de la vie privée au cours des deux dernières décennies. Cette année, le gouvernement du Canada examine une proposition de réforme qui reprend la plupart des principales recommandations du rapport. « Ce que le Parlement décidera cette année influencera la vie de millions de Canadiennes et Canadiens pendant des décennies », affirme Cofone. Nous devons considérer ces débats non seulement comme des questions de politique industrielle, mais aussi comme des enjeux de justice.

En 2022, l’Institut national de la magistrature a invité Cofone à présenter une conférence sur l’IA dans la prise de décision judiciaire dans le cadre de son séminaire de leadership destiné aux juges en chef et aux juges en chef associés. Il a occupé des postes de professeur invité et de chercheur invité aux universités d’Oxford (Royaume-Uni), de Bar-Ilan (Israël), de Saint-Gall (Suisse), de Tilburg (Pays-Bas) et de Di Tella (Argentine).

Contributions de recherche marquantes et promotion de l’inclusion

Les travaux pionniers de Cofone lui ont valu plusieurs distinctions, notamment le prix Gonthier de l’Institut canadien d’administration de la justice, le prix Best Privacy Papers for Policymakers du Future of Privacy Forum et le titre de Norton Rose Fulbright Faculty Scholar de la FacultĂ© de droit de şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ.

En plus d’enseigner et de superviser de nombreux étudiants, Cofone a réalisé un impressionnant total de 87 conférences au cours des cinq dernières années. Il a publié 26 articles sur trois continents dans des revues nationales et internationales de premier plan, ainsi que des rapports de politique publique, des billets de blog académiques et un livre qui paraîtra cette année, intitulé The Privacy Fallacy: Harm and Power in the Information Economy (Cambridge University Press). Il a également obtenu d’importants financements externes pour ses recherches.

AnimĂ© d’un fort engagement envers l’équitĂ©, la diversitĂ© et l’inclusion, Cofone prĂ©side aussi le sous-comitĂ© de şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ sur les personnes queer et a organisĂ© des ateliers juridiques fondĂ©s sur un souci d’inclusion et de reprĂ©sentation large.


Professor Daniela QuailDaniela Quail

Une cheffe de file dans l’avancement de notre compréhension du microenvironnement tumoral

Professor Daniela Quail est titulaire d’une Chaire de recherche du Canada de niveau 2 sur le microenvironnement tumoral et professeure adjointe au Département de physiologie, à l’Institut du cancer Rosalind-et-Morris-Goodman. Elle mène des recherches d’une importance majeure portant sur la manière dont l’inflammation chronique influence la réponse immunitaire au cancer, en mettant l’accent sur des tumeurs à forte létalité et sur des facteurs de risque modifiables qui sous-tendent les inégalités en matière de cancer.

Daniela Quail est titulaire d’une Chaire de recherche du Canada de niveau 2 sur le microenvironnement tumoral : les recherches et découvertes novatrices de Quail ont eu un impact significatif sur l’avancement de notre compréhension du microenvironnement tumoral.

Pionnière dans son domaine, Quail a établi l’un des premiers liens mécanistiques entre l’inflammation associée à l’obésité et les métastases du cancer, phénomène que l’on estime à l’origine d’environ 20 % de l’ensemble des décès par cancer chez les adultes. Avec son équipe, elle a aussi apporté des contributions majeures à l’étude des moteurs immunologiques de la progression des tumeurs cérébrales et pulmonaires au moyen de profils spatiaux à haute densité de paramètres et d’approches d’IA. Ces études, les plus vastes du genre, serviront de référence au domaine pendant des années.

« Mon programme de recherche vise à comprendre comment notre système immunitaire réagit au cancer et comment nous pouvons tirer parti de ces interactions pour améliorer les résultats chez les patientes et patients à haut risque », explique Quail. Elle s’intéresse également à la manière dont le microenvironnement immunitaire peut être modulé afin d’ouvrir de nouvelles possibilités thérapeutiques contre le cancer.

Parmi ces contributions, Quail et ses collaborateurs ont appliqué des approches d’IA fondées sur l’apprentissage profond pour prédire avec succès la probabilité de récidive chez des patientes et patients atteints d’un cancer du poumon à un stade précoce, avec une exactitude pouvant atteindre environ 95 %, mettant en évidence la valeur potentielle de l’IA pour éclairer la prise de décision clinique. Ses recherches novatrices jettent ainsi les bases nécessaires au développement de nouvelles interventions cliniques.

Percées pionnières sur le microenvironnement tumoral et éclairages cliniques fondés sur l’IA

Ă€ l’Institut du cancer Rosalind-et-Morris-Goodman, affiliĂ© Ă  la FacultĂ© de mĂ©decine et des sciences de la santĂ© de l’UniversitĂ© şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ, Quail a pris la direction de la plateforme Single Cell and Imaging Mass Cytometry, oĂą elle a Ă©laborĂ© les panneaux d’anticorps hautement multiplexĂ©s nĂ©cessaires aux Ă©tudes sur le microenvironnement immunitaire dans le cancer.

Quail est également auteure correspondante de plusieurs articles de recherche originale, dont un publié dans Nature Cancer qui a été classé parmi les 12 articles les plus influents parus dans cette revue en 2021. Cet article examine le lien entre l’obésité et l’augmentation du risque de métastases dans le cancer du sein, une relation particulièrement préoccupante compte tenu de la prévalence du cancer du sein et de la hausse des taux d’obésité. Elle est aussi auteure correspondante de deux articles majeurs publiés cette année dans Nature, qui utilisent la technique de pointe de la cytométrie de masse par imagerie pour définir les microenvironnements immunitaires cellulaires des tumeurs du cerveau et du poumon.

Inspirer l’excellence en recherche sur l’immunologie du cancer

En tant que chercheuse en dĂ©but de carrière, Quail maintient un niveau de productivitĂ© exceptionnel. En plus d’avoir publiĂ© de nombreux articles influents et des revues de littĂ©rature dans des revues mĂ©dicales de très grande qualitĂ©, elle a obtenu des millions de dollars de financement par le biais de subventions nationales et internationales, dont une subvention de la Fondation canadienne pour l’innovation visant Ă  dĂ©velopper Ă  şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ des technologies spatiales de pointe en imagerie Ă  l’échelle unicellulaire.

Quail a joué un rôle de leadership au sein de deux consortiums internationaux de recherche, l’un financé par le Brain Tumor Funders’ Collaborative et l’autre par TRANSCAN-3, qui soutient la recherche translationnelle à fort impact en oncologie. Parmi les vingt consortiums retenus dans le cadre de l’appel hautement compétitif de TRANSCAN-3 intitulé Next generation cancer immunotherapy: targeting the tumour microenvironment, seuls trois projets sélectionnés comprenaient des équipes canadiennes.

En plus de son impressionnant dossier scientifique, Quail encadre avec dévouement plusieurs étudiants aux cycles supérieurs dans son laboratoire de recherche, qu’elle a fondé en 2017. « J’ai la chance d’être soutenue par une équipe extraordinaire, dit-elle. Ce prix reflète directement le talent et le travail acharné des stagiaires et des membres du personnel de mon laboratoire. »


Professor Jennifer RonholmJennifer Ronholm

Des stratégies pionnières pour éliminer l’usage des antibiotiques en agriculture

Jennifer Ronholm reçoit son Prix du recteur pour chercheuses et chercheurs émergents des mains du recteur Deep Saini.

« Mes recherches visent à réduire le nombre de personnes qui souffrent et meurent d’infections résistantes aux antibiotiques en éliminant la nécessité d’utiliser des antibiotiques dans les exploitations agricoles commerciales », explique Jennifer Ronholm, William Dawson Scholar et professeure adjointe au Département des sciences des aliments et d’agrochimie ainsi qu’au Département des sciences animales.

Ronholm mène des recherches innovantes et hautement significatives sur le remplacement des antibiotiques utilisés chez les animaux d’élevage, en fondant cette approche sur l’étude de la microbiologie du bétail. Cela inclut la combinaison de méthodes telles que le séquençage de nouvelle génération et d’outils de biotechnologie moléculaire afin de comprendre et de moduler le microbiome de l’animal.

Les recherches de Ronholm ont le potentiel d’entraîner des changements transformationnels dans la gestion et la prévention de la résistance aux antibiotiques et des maladies infectieuses, un enjeu critique qui menace non seulement la production animale, mais aussi la santé des populations.

« Mon travail consiste à comprendre l’écologie microbienne du microbiome du bétail et à déterminer si certaines communautés microbiennes offrent une résistance aux maladies infectieuses », dit Ronholm. L’idée est d’exploiter la puissance du microbiome pour prévenir les infections chez le bétail, éliminant ainsi le recours aux antibiotiques et préservant leur usage pour la médecine humaine.

Une étoile montante de la communauté scientifique nationale et internationale

Les travaux révolutionnaires de Ronholm ont acquis une visibilité internationale. Elle a été sélectionnée en 2020 parmi seulement vingt-cinq jeunes scientifiques du Forum économique mondial, et elle était la seule scientifique canadienne à recevoir cette prestigieuse distinction cette année-là. En 2021, elle a également été nommée Pioneer in Nutrition and Food Science lors du Sustainable Development Impact Summit du Forum économique mondial.

Ronholm dirige des collaborations continues avec des partenaires nationaux et internationaux grâce à plusieurs subventions hautement compétitives, notamment une subvention NSERC International Alliance Catalyst, une subvention SSHRC New Frontiers in Research et une subvention du Fonds de recherche du Québec FRQNT Team Research and Equipment.

Par ailleurs, Ronholm a reçu des distinctions nationales, dont le prix Excellence in Research du sous-ministre de la SantĂ© du gouvernement du Canada, le titre de şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ William Dawson Scholar et le prix d’excellence en enseignement de la FacultĂ© des sciences de l’agriculture et de l’environnement de şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ.

Mobiliser le public pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens

La progression rapide de la notoriété de Ronholm reflète sa capacité à maintenir un niveau de productivité élevé : elle a obtenu des millions de dollars en financement concurrentiel et publié plus de 60 travaux dans des revues de premier plan en microbiologie et en biotechnologie, notamment Nature Biotechnology et Microbial Genomics.

Depuis son entrĂ©e en fonction Ă  şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ en 2017, Ronholm a Ă©galement affichĂ© un parcours remarquable pour une chercheuse en dĂ©but de carrière en matière d’enseignement et de mentorat : elle a supervisĂ© 55 Ă©tudiants, dont 25 projets de premier cycle. « Je vois ce prix comme un vote de confiance envers le travail de mon laboratoire et notre approche », affirme-t-elle.

En plus d’un dossier impressionnant en recherche et en enseignement, Ronholm s’investit dans des activités de sensibilisation du public afin de lutter contre la résistance aux antimicrobiens. Elle a réalisé un film documentaire sur la résistance aux antimicrobiens et organisé un concours étudiant visant la production de courtes vidéos de vulgarisation mettant en lumière les causes et les menaces liées à la résistance aux antimicrobiens, ainsi que les actions que les citoyennes et citoyens peuvent entreprendre pour s’attaquer à ce problème.


*Les profils présentés sur cette page ont été rédigés en 2023.

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