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Lauréats 2016

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Professor Jessica CoonJessica Coon

Préserver les langues menacées sur le terrain

ł˘±đĚýprofesseure Jessica Coon, professeure agrĂ©gĂ©e au DĂ©partement de linguistique, est titulaire d’une Chaire de recherche du Canada en syntaxe et langues autochtones. Son expertise porte sur la syntaxe et la morphologie des langues parlĂ©es par les peuples mayas d’AmĂ©rique centrale et, plus rĂ©cemment, sur le mi’gmaq, parlĂ© dans l’Est du Canada. Au-delĂ  d’une approche linguistique thĂ©orique de l’étude de ces langues, la professeure Coon anime des ateliers dans les communautĂ©s oĂą elles sont parlĂ©es. En combinant l’étude des formes linguistiques et l’enseignement de langues dont l’existence est menacĂ©e d’extinction, la professeure Coon conjugue un travail de terrain exceptionnel Ă  des efforts essentiels de revitalisation linguistique.

La professeure Coon s’est jointe Ă  şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ en 2011, après avoir obtenu son doctorat au Massachusetts Institute of Technology en 2010. Sa première monographie, Aspects of Split Ergativity, publiĂ©e en 2013 par Oxford University Press, aborde des questions fondamentales de la thĂ©orie syntaxique Ă  partir d’une analyse des propriĂ©tĂ©s grammaticales des langues mayas.

« Le Prix du recteur est un grand honneur, et je me sens extrĂŞmement chanceuse pour tout le soutien que j’ai reçu ici Ă  şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ », a dĂ©clarĂ© la professeure Coon. « Nous savons tous que la recherche ne se fait jamais seule, et mon propre travail a Ă©normĂ©ment bĂ©nĂ©ficiĂ© de mes collègues en linguistique, Ă  la FacultĂ© des arts et Ă  l’UniversitĂ© dans son ensemble. »


Professor Tomislav FriščićTomislav Friščić

Une chimie nouvelle pour un monde plus propre et plus efficace

Depuis son arrivĂ©e au DĂ©partement de chimie de şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ en 2011 en provenance de l’UniversitĂ© de Cambridge, le professeur Tomislav Friscic fait preuve d’une productivitĂ© remarquable : il a publiĂ© 56 articles, huit chapitres d’ouvrages et menĂ© des recherches qui ont permis d’obtenir plus de 2 millions de dollars en financement de recherche concurrentiel pour şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ. Ses travaux portent sur des applications de la chimie verte dans les technologies de carburants alternatifs, la capture du dioxyde de carbone et les produits pharmaceutiques. En particulier, le professeur Friscic a contribuĂ© au dĂ©veloppement de rĂ©actions Ă  l’état solide dans un domaine appelĂ© la mĂ©canochimie, qui Ă©tudie le comportement molĂ©culaire des matĂ©riaux soumis Ă  des contraintes ou Ă  une utilisation mĂ©canique.

Le professeur Friscic est William Dawson Scholar et ancien laurĂ©at du Tomlinson Scientist Award de la FacultĂ© des sciences. Ce qui rend ses cinq premières annĂ©es particulièrement fructueuses Ă  şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ d’autant plus impressionnantes est l’approche collĂ©giale et gĂ©nĂ©reuse qu’il adopte dans ses responsabilitĂ©s d’enseignement et de supervision. Ses collègues soulignent qu’il est reconnu pour sa disponibilitĂ© Ă  agir comme mentor et conseiller, ce qui a dĂ©jĂ  grandement bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă  la communautĂ© scientifique de şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ.


Professor Nathalie TufenkjiNathalie Tufenkji

Révéler le potentiel des nanomatériaux aux canneberges

s’est jointe au DĂ©partement de gĂ©nie chimique de şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ après avoir obtenu un doctorat en gĂ©nie chimique et environnemental Ă  l’UniversitĂ© Yale en 2005. Ă€ cette Ă©poque, ses recherches avaient dĂ©jĂ  eu un impact dans son domaine : un article fondamental qu’elle a publiĂ© en 2004, prĂ©sentant un nouveau modèle physico-chimique de filtration des particules, a depuis Ă©tĂ© citĂ© plus de 600 fois et fait partie des programmes d’enseignement Ă  travers le monde.

Aujourd’hui, elle poursuit ses travaux sur les risques environnementaux et sanitaires liés à l’utilisation des nanomatériaux, à titre de cheffe d’une équipe internationale d’experts chargée d’élaborer une ligne directrice pour l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) concernant l’évaluation du relargage des nanomatériaux dans les sols.

En parallèle, la professeure Tufenkji s’intéresse depuis peu au potentiel des extraits naturels pour des applications en soins de santé. Au cours de la dernière année, sa découverte selon laquelle un extrait de sirop d’érable a un effet synergique qui rend certains antibiotiques plus efficaces dans la lutte contre les infections a fait les manchettes à l’échelle internationale. Cette découverte pourrait avoir des répercussions majeures sur la santé mondiale, dans un contexte où la résistance aux antibiotiques constitue un enjeu coûteux et croissant, que les travaux de la professeure Tufenkji pourraient contribuer à atténuer.

« Je suis ravie et honorĂ©e de recevoir un Prix du recteur pour chercheuses et chercheurs Ă©mergents », a dĂ©clarĂ© la professeure Tufenkji. « Ce prix reconnaĂ®t les efforts de recherche et la crĂ©ativitĂ© des Ă©tudiantes et Ă©tudiants exceptionnels et dĂ©vouĂ©s avec lesquels j’ai eu le plaisir de travailler au cours des dix dernières annĂ©es. Il reflète Ă©galement les collaborations de recherche fructueuses et enrichissantes rendues possibles par la communautĂ© de recherche de calibre mondial de şÚÁĎÍř±¬łÔąĎ et du QuĂ©bec. »


*Les profils présentés sur cette page ont été rédigés en 2016.

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